Ces acides gras sont capables de freiner la croissance des bactéries, qui ne causent pas uniquement la lèpre et la tuberculose, les soi-disant Mycobacterium leprae et Mycobacterium tuberculosis, mais également les bactéries acides-stables comme le Lactobacillus acnes, le micro-organisme responsable de l’acné vulgaris.
A peu près jusqu’à 1940 l’huile chaulmoogra constituait le seul traitement efficace pour les personnes souffrant de lèpre. Après on disposait d’autres médicaments commes les antibiotiques qui ont dès lors supplanté l’huile chaulmoogra. Voilà pourquoi il y a toujours beaucoup d’arbres hydnocarpus autour des cliniques de lèpre.
Multidrug resistance (MDR), la résistance à plusieurs médicaments
Un des problèmes les plus grands et le mieux connu des antibiotiques, c’est que les bactéries deviennent résistantes à ces médicaments. Les cellules de micro-organismes sont capables d’activer un système de pompe qui fait sortir les matières actives des médicaments de sorte que ces médicaments ne perdent leur efficacité.
5’ –methoxyhydnocarpin (5’-MHC)
Les Indiens de l’Amérique du Nord utilisaient de la berbérine, une matière qui est produite par la plante médicinale Berbéris pour traiter les infections. La berbérine a un effet anti-bactériel. Les scientifiques ont constaté que la berbérine n’est que partiellement anti-bactérielle, mais que l’extrait de la plante Berbéris entière est très anti-bactériel. Il devrait y avoir donc une deuxième matière renforçant le fonctionnement de la plante. Ils ont constaté qu’il s’agit de la matière 5’ –methoxyhydnocarpin (5’-MHC), qui est capable de bloquer le système de pompe. Il y a donc une interaction synergétique entre les matières. La combinaison de la berbérine relativement peu anti-bactérielle et le 5’-MHC peut s’avérer donc extrêmement puissante. Ainsi, la nature nous montre que parfois les combinaisons sont plus efficaces que des matières isolées.
Les soi-disant éléments ‘insavonables’ de l’huile chaulmoogra contiennent beaucoup de ce 5’-MHC, à savoir un dérivé de l’hydnocarpic acid. La combinaison des acides gras anti-bactériel et le 5’-MHC pourrait expliquer pourquoi l’huile chaulmoogra est tellement efficace dans les traitements des infections comme l’acné vulgaris.
Malheureusement l’industrie pharmaceutique n’a pas encore beaucoup fait l’attention au fonctionnement synergétique que nous offre la nature. C’est une affaire regrettable. Les ingrédients multi-actifs peuvent servir d’exemple pour combattre des bactéries indésirables.
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